Une lance pour la satire

Ah ! ça non, mes amis du Matin, il faut arrêter tout de suite, ça ne va pas, mais alors pas du tout le faire !

Précisons d’emblée que je ne m’adresse pas à des proches adeptes du lever à l’aurore, mais bien aux journalistes du célébrissime canard romand. Que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam (les journalistes, pas le canard, merci de suivre).

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Aretha contre les butors

C'était un dimanche soir de retour du Valais, l'un de ces soirs qui vous font haïr l'inventeur de la bagnole et vouer aux gémonies les propriétaires de résidences secondaires. La route offrait, comme d'habitude, le spectacle de ses thromboses, de ces caillots de carrosseries collées pare-chocs contre pare-chocs et avançant au rythme d'un escargot qui aurait forcé sur la marie-jeanne. Je fulminais derrière mon volant, avec le flegme légendaire qui me caractérise.

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Haro sur le bougnoul !

Ainsi, un certain parti politique qu’il est inutile de nommer s’arrogeait en février dernier, sous prétexte de les protéger, un hilarant droit de propriété sur les femmes de ce pays. Il s’agirait de soustraire ces pauvres et faibles créatures à la menace, la terrible menace que ferait peser sur elles l’alpha et l’oméga du Mal contemporain : le criminel étranger. Ainsi, comme les cons selon Audiard, ce parti ose tout. Ses membres, nouveaux croisés du nihilisme, se veulent les défenseurs des racines chrétiennes de l’Occident, quand leur lecture vétérotestamentaire prouve seulement qu’ils n’ont pas la lumière à tous les étages et sont aussi dangereux que les fanatiques de toutes confessions. Ainsi soit-il.

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La bombe numérique

Il faut reconnaître une vertu aux politiciens de droite : sans eux, la vie des idées serait infiniment moins divertissante. Ainsi, depuis plusieurs décennies, ils inondent le débat public de concepts au potentiel comique indéniable. Je songe entre autres aux fascinantes théories se réclamant de la main invisible des marchés, du ruissellement ou de la destruction créatrice, toutes lubies sans cesse ressassées, recyclées, fardées et replâtrées, à tel point qu’on jurerait des putes sur le retour obligées d’en rajouter dans le rimmel et le botox pour appâter le client.

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Orgy