Je ne suis pas votre fils, Monsieur Vador

La fin de 2015 et le début de 2016 furent marqués par la déferlante Star Wars. Or, je dois confesser une faute, une terrible faute : la bimbeloterie de Lucas, cet univers gloubi-boulguesque de chevaliers, de nazillons galactiques et de princesses qui se coiffent avec des coquillages, les brames du yéti qui sert d’acolyte à Solo, l’humour si fin qu’il ferait passer Bigard pour un arbitre des élégances, le brouet mélengeant technologie, magie et religion, tout cela me laisse d’une froideur proche du zéro absolu.

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Paris-Copenhague-Buthrot

Les lettreux sont de drôles d’énergumènes, j’en suis et j’en conviens. La caboche pleine d’histoires, les souvenirs teintés de romanesque, ils font parfois des rapprochements curieux. Ainsi de votre serviteur qui, après les attentats de Paris et cependant que le mantra « Je suis Charlie » se propageait à la vitesse de la lumière, pensa aussitôt à Oreste, l’amant malheureux (et un peu con, avouons-le) mis en scène par Racine dans sa tragédie Andromaque. Mais que diable le pantin d’Hermione venait-il faire dans cette galère ?

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Fuck l'angliche!

Qu’il le soit précisé une fois pour toutes : nourri de ses auteurs, fasciné par sa science du récit et sa philosophie de l’action, je suis un amoureux de longue date de la culture anglo-américaine. J’adore lire, écouter et parler l’anglais, une langue qui claque, qui swingue et dans laquelle l’invective a de la gueule… Ceux que le dernier point intrigue peuvent regarder – en VO of courseMagnolia ou Punch-Drunk Love de Paul-Thomas Anderson : rares sont les réalisateurs à faire un usage aussi jouissif de l’injure ! Tout amateur de San Antonio ne peut que chavirer.

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Soyons amis... restons fâchés!

Oui, moi, j'aime les sujets qui fâchent. J'aime plus généralement la provocation, car elle agit comme un révélateur sur la photographie d'une discussion. Or, si nul n'est censé ignorer la loi (défense de rire), nul n'ignore en tout cas cette règle non écrite définissant le nec plus ultra de la bienséance lors de cocktails pince-fesses, dîners en ville ou autres repas de famille : il serait de bon ton d'éviter certains sujets. En général, le tiercé gagnant est sexe, religion et politique. La liste n'est pas exhaustive. Bien bien bien. 

 

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Orgy